Lola et le SIMOF 2018

                                                        
 
 
C’est avec la même émotion que l’année dernière que je repars vers Séville pour 48h de marathon !
 
Jour 1 : faire le tour des fournisseurs, les anciens, les nouveaux et toujours accueillie chaleureusement. Carmen, qui me loge cette année, me déballe robes et photos de famille; Yolanda, au milieu de ses rayons d’éventails, de fleurs, de peinetas, de boucles d’oreilles… me présente fièrement son ventre rebondi, un petit garçon pour avril; Cuchichi, ouvrier/chauffeur de l’atelier de médailles qui m’invite cette année au Rocio avec son Hermandad de Triana; le chauffeur de taxi qui me raconte son enfance en France et leur retour précipité au pays en Mai 68, de peur de revivre une révolution. Tout est normal, nous sommes à Séville !
 
Jour 2 : à peine arrivée au palais des congrès, Inès de chez Molina vient à ma rencontre avec ma place pour le défilé du soir. On se reconnait, on s’embrasse. Je traverse les allées fleuries, volantées, colorées et je me présente à Yolanda, Yolanda Moda Flamenca, jeune et talentueuse créatrice. On se reconnait, on s’embrasse. Enfin, je file vers le stand de Artepeinas pour saluer Antonio, son épouse et Triana leur fille. On se reconnait et on s’embrasse avec effusion ! Antonio m’emmène illico faire le tour des stands bras dessus, bras dessous, me présente aux fournisseurs intéressant pour moi. On ne se connait pas mais tout le monde s’embrasse ! Tout est normal, nous sommes à Séville !
 
De 17h à 22h, j’enchaîne les défilés les uns derrière les autres : Mof & Art (association regroupant les plus grand créateurs, œuvrant pour la conservation et la diffusion du patrimoine vestimentaire sévillan), Carmen Vega, Sonibel, Molina et Pilar Rubio. Grand moment d’émotion lorsque j’arrive enfin à approcher Carmen Vega pour la féliciter. Croisée au hasard des réseaux sociaux, nous avons fait connaissance et beaucoup partager sur notre passion du Traje sévillan. Émues de nous rencontrer enfin. Une belle personne qui nous a offert un défilé plein de souvenirs et de douceurs de l’enfance.
 
Ce qu’il faut retenir cette année : des fleurs petites et légères, des volants moins nombreux et encore plus imposants, des robes fluides, des tailles hautes, des couleurs poudrées et romantiques, des manches volumineuses. Et toujours les pois incontournables mais plus petits, la coupe sirène mais qui s’élargit aux genoux, les mantones, châles à franges, toujours plus nombreux portés sur les épaules, autour du cou ou pour se couvrir les cheveux.
 
Je suis toujours ébahie de voir que l’on peut encore et toujours faire des collections aussi différentes les unes des autres avec toujours une même base de couture. Une multitude d’idées et d’inspirations à trier et à travailler. Tout est consigné, gribouillé dans mon petit carnet, rouge comme il se doit.
Prochain rendez-vous pour Lola Peineta : ses 1ers défilés, le 7 avril 2018, dans l’Aude et le 14 avril 2018 dans le Gard. A trabajar !!